Et si la clé pour vraiment baisser son risque de cancer tenait, en partie, à une bonne paire de baskets (et un soupçon de motivation)? Découvrez quand, comment et pourquoi il est plus que temps de bouger, selon les experts, sans sombrer dans la routine “canapé-Netflix” !

Quand bouger pour faire reculer le risque de cancer ?

Bouger, c’est LA recommandation phare pour éloigner la menace des cancers, en particulier à une période où une grande partie de la population française se retrouve scotchée à ses écrans (ordinateur pour le travail, portable pour tout le reste…). Mais au fond, existe-t-il un moment plus efficace pour pratiquer une activité physique et réellement agir contre le risque de cancer ?

La réponse des experts : le moment idéal, c’est tous les jours, pendant au moins 30 minutes. Car l’activité physique — qui ne se limite pas au sport mais comprend aussi des gestes du quotidien, comme faire le ménage, monter des escaliers, marcher pour aller au boulot ou jardiner — fait nettement chuter le risque de développer des cancers, notamment du sein et du côlon. Ce n’est pas pour rien que l’on martèle ce message : une activité inférieure à 30 minutes par jour et la sédentarité seraient responsables de l’apparition de 3 000 nouveaux cas de cancer par an en France. Ça vaut donc clairement le coup de revoir sa routine !

Activité physique ou sport : l’essentiel, c’est de bouger

L’activité physique, ce n’est pas que transpirer dans une salle ou afficher un chrono sur une appli. Selon la définition adoptée par les professionnels de santé, il s’agit de l’ensemble des mouvements du corps produits par les muscles, qui augmentent la dépense d’énergie par rapport au repos. Dit plus simplement, bouger c’est aussi :

  • Marcher au quotidien (pour aller au travail ou rentrer chez soi)
  • Monter des escaliers (oui, résister à l’ascenseur !)
  • Faire le ménage ou du jardinage
  • Descendre une station de bus ou de métro plus tôt que prévu

En réalité, chaque geste compte. Ce sont ces petits efforts quotidiens qui permettent d’agir concrètement contre les maladies chroniques liées à la sédentarité. Les écrans prennent de plus en plus de place ? Pas une fatalité : quelques choix simples au quotidien suffisent à renverser la vapeur.

L’art de casser la routine sédentaire : rester actif toute la journée

Attention à ne pas confondre activité physique et absence de sédentarité : ce sont deux choses différentes ! Les experts rappellent que la sédentarité correspond au fait de rester assis ou allongé plus de six heures par jour. Or, rester planté sur sa chaise trop longtemps, c’est un facteur de risque pour le cancer, autant avant, que pendant, et même après la maladie. D’ailleurs, des études l’ont montré, notamment pour les cancers du côlon et de l’endomètre.

La solution ? Pour casser cette dynamique du relâchement musculaire (oui, la fameuse “fesse plate” de l’open-space…), il est conseillé :

  • D’essayer de rester debout dans les activités quotidiennes dès que possible
  • De bouger au moins toutes les heures

Évidemment, une pratique modérée de l’activité physique, même régulière, ne compense pas complètement les effets nocifs de la sédentarité. Le combo gagnant reste d’intégrer le mouvement partout, même par petites touches.

Bouger pendant et après le cancer : l’appui des pros

Pendant ou après un cancer, on pourrait croire que l’essentiel, c’est de se reposer. Raté : l’activité physique s’impose au contraire comme un vrai pilier pour améliorer la qualité de vie, mais aussi l’état psychologique.

Pour ceux et celles qui hésitent à se lancer seuls, il existe des solutions. Prendre contact avec une association, un club sportif ou une maison sport santé permet d’être accompagné par des professionnels de santé et du sport, et de trouver une routine adaptée à son quotidien. Pour les situations spécifiques, il existe même l’activité physique adaptée (APA), prescrite par le médecin traitant :

  • Dispensée avec un encadrement professionnel, elle tient compte de l’état de santé du patient
  • Peut être prescrite pendant ou après les traitements
  • Ne risque pas d’aggraver les symptômes ou de diminuer la qualité de vie

À l’issue de ce programme, il reste recommandé de poursuivre une activité physique ou sportive sur le long terme. Et pour éviter la solitude, de nombreuses structures (avec comités par département et plus de 300 Espaces Ligue) proposent soutien, information et offres de soins de support et de bien-être gratuits, pour s’accrocher à ses baskets… et à la vie !

En résumé : pas de potion magique, mais des habitudes simples pour limiter le risque de cancer et garder le moral. Faites du mouvement votre allié, marchez, bougez, grimpez : chaque effort compte… et le meilleur moment, c’est aujourd’hui !

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