La quiétude givrée du Queyras
Entre les Alpes du Sud et le Mercantour, blotti à seulement une heure de Gap, le Queyras s’offre comme un havre de tranquillité. Ici, on prend le temps d’apprécier (« Chi va piano, va sano e lontano. ») en démarrant sur les pistes de fond pour échauffer les guiboles, avant une première pause bienvenue aux chalets de Pra-Premier. Saviez-vous que ce pré abritait autrefois un lac glaciaire ? Il a été comblé par des alluvions pour se transformer en pâturage, et aujourd’hui, c’est lui qui vous mettra sur la route des chalets de Clapeyto. On comprend pourquoi cette rando est la star de l’Arvieux–Brunissard : panorama magistral au sommet, de quoi imposer un silence… admiratif.
Escapade féerique dans le Massif des Fiz
A seulement quarante minutes de Chamonix, les amoureux de contes de fées vont fondre (mais pas la neige, rassurez-vous). Le plateau du massif des Fiz offre un paysage à croquer sous tous les temps, protégé des curieux par la forêt. Quelques « éclaircies » vous permettront d’apercevoir le massif du Mont-Blanc, tandis que la montée, baignée de soleil, ravira les amateurs de bons pique-niques. L’arrivée aux alpages des Ayères, juste sous l’imposante muraille des Fiz, vous donnera envie de lever (la tête et) le pied. Les plus téméraires tenteront la descente à travers bois – les autres prendront la piste. Mention spéciale au sommet du Marteau pour les curieux de géologie et de sensations.
Solitude et vues grandioses dans le Mercantour
Ici, c’est presque « un pied dans les Alpes, l’autre en Méditerranée ». Une course unique pour les amateurs de calme et d’esthétique. Le départ donne un peu de fil à retordre, mélange d’étroits couloirs déboisés derrière les vacheries du Devensé et de raidillons dignes des manuels techniques. Mais ne partez pas en courant, les pentes deviennent rapidement plus douces, vous menant vers le vallon des Moussillons. Grâce à l’exposition nord, cette sortie coche la case « possible en fin de saison ». On en profite pour admirer la vue sur les plus gros sommets du Mercantour, en mode inspiration profonde.
Pyrénées Ariégeoises et Corse : l’évasion en version sauvage
- Cap sur les Pyrénées Ariégeoises : À une heure de Toulouse, sur les flancs d’Andorre et de l’Espagne, on se sent déjà loin de tout. Ici, la foule préfère les plages, ce qui laisse au randonneur tout le loisir de savourer la vallée discrète qui mène au refuge de Rulhe. Au menu : montée raide en forêt pour réveiller les cuisses, doux murmure du Riutort dans les oreilles, et sérénité garantie. Un petit aperçu du paradis Ariégeois…
- Montée épique en Corse : Le massif du Monte Rotondo joue la carte entre lac et montagne, soleil puissant et air qui sent presque l’iode. Non loin serpente le GR®20, référence des marcheurs chevronnés. Depuis la maison forestière de Poppaghia (1 076m, vallée de Valdu Niello), chaussez les peaux et grimpez vers la Punta Artica : une silhouette de pyramide et, au sommet, la récompense d’un panorama étourdissant sur la pointe des éboulis et le mythique Monte Cintu. Ici, la descente passe crème, parole de Corse !
Un dernier conseil (avant de partir à l’assaut des crêtes) : Le ski de randonnée est une activité exigeante, qui mérite préparation et expérience. Nouveaux dans la discipline ? Jetez un œil aux stages pour débutants du Club Chilowé, histoire de partir bien entouré·e.
Derrière ces lignes, un auteur qui crapahute, teste du matos, échange avec des passionnés et partage tout simplement la joie de rendre l’aventure à la fois accessible et joyeuse. Alors, à vos spatules et bon vent sur les sables blancs !













