Ah, l’arthrose ! Ce mot, rien qu’à l’entendre, fait grincer les articulations. Mais rassurez-vous, même si cette usure du cartilage s’incruste avec les années, il existe des moyens de la tenir à distance, ou du moins, de soulager ses caprices douloureux. Aujourd’hui, on décortique, sans prendre de gants (mais avec soin quand même), la question des anti-inflammatoires les plus efficaces selon les experts.
L’arthrose, un fléau articulaire qui ne fait pas de discrimination
On la qualifie de pathologie chronique, l’arthrose. Elle découle d’une usure progressive du cartilage qui recouvre l’extrémité des os et provoque ce cocktail peu réjouissant de douleurs et de raideurs articulaires, notamment au réveil (quand vous pensiez commencer la journée du bon pied…). Toutes les articulations sont susceptibles d’être touchées, mais les privilégiées – si l’on ose dire – sont souvent celles des hanches, des genoux et de la colonne vertébrale.
Avec le temps, le cartilage s’use jusqu’à parfois révéler l’os sous-jacent, ce qui n’arrange rien à l’affaire, de l’avis de la Société de l’arthrite du Canada. Le quotidien des personnes touchées peut vite devenir un joyeux supplice, surtout que la maladie évolue par poussées, entrecoupées de périodes de calme… propices à savourer une accalmie. Aujourd’hui en France, pas moins de 10 millions de personnes sont concernées, avec une prévalence saisissante : 65 % chez les plus de 65 ans, et même 80 % chez les octogénaires, selon l’Inserm.
Parmi les facteurs qui mettent de l’huile sur le feu (sans jeu de mots), citons le vieillissement, les traumatismes articulaires (port de charges, gestes répétés, chocs, fractures), le surpoids qui fait peser une pression supplémentaire sur les articulations, les antécédents familiaux, mais aussi certains troubles du métabolisme tels que diabète ou hypertension, des maladies articulaires (rhumatismes inflammatoires, goutte) et des maladies osseuses comme l’ostéonécrose. Disons-le franchement : aujourd’hui, on ne guérit pas l’arthrose. Mais on peut la contenir, et c’est déjà ça !
Les anti-inflammatoires médicamenteux : le classique qui soulage
Côté ordonnance, le médecin ou le rhumatologue penche souvent pour les anti-inflammatoires non stéroïdiens (dits AINS pour les intimes). On les retrouve en gel ou pommade à appliquer sur l’articulation douloureuse, ou encore en comprimés à ingérer pour une action plus globale.
Ceux-ci sont redoutables pour atténuer la douleur et rendre aux articulations un peu de leur souplesse perdue. Mais il faut garder à l’esprit les effets secondaires et les limites d’utilisation de ce type de molécules. Ils ne sont pas toujours supportés par tout le monde, et ce, même si l’envie de s’en remettre à la pharmacie est grande lorsque la douleur s’invite à la fête.
Les anti-inflammatoires naturels : une armada venue du potager et de la mer
Bonne nouvelle : la nature n’est pas avare de ressources pour lutter contre l’inflammation. Les alternatives naturelles séduisent de plus en plus, notamment lorsqu’on souhaite éviter les effets secondaires des anti-inflammatoires médicamenteux.
On y retrouve :
- Des plantes et épices, telles que le gingembre, le curcuma, le poivre de Cayenne, la menthe poivrée, l’eucalyptus ou le romarin. Le curcuma, en particulier, est reconnu pour ses vertus anti-inflammatoires et antioxydantes, grâce à sa teneur en curcumine. Comme quoi, saupoudrer un peu de jaune dans son assiette, ce n’est pas qu’une question d’esthétique !
- Le gingembre est également un poids lourd : une quarantaine de composés antioxydants ont été répertoriés, et il est préférable de l’utiliser frais pour une efficacité optimale.
- Des aliments riches en oméga-3, autrement dit les bons acides gras, : pensez aux poissons gras (sardine, saumon, hareng), mais aussi aux légumes verts à feuilles (épinards, bettes) et aux noix. A noter : les sardines sont particulièrement à privilégier, vu leur apport élevé en oméga-3, très intéressants contre l’inflammation.
Les anti-inflammatoires naturels peuvent être intégrés à l’alimentation, consommés en infusion, ou encore appliqués sous forme d’huiles essentielles (menthe poivrée, eucalyptus ou lavande). Rien de tel qu’un peu de variété pour ne jamais se lasser…
Des armes savoureuses et une conclusion pleine de bon sens
Parmi ces alliés, citons aussi les aliments gorgés d’anthocyanes, puissants ennemis des radicaux libres, qui, selon une étude américaine, permettraient d’abaisser les marqueurs de l’inflammation chez les femmes de 40 à 70 ans. Prendre soin de ses articulations, c’est donc aussi s’offrir de petites douceurs… bonnes pour la santé.
En résumé : L’arthrose garde hélas son statut de compagnonne persistante, mais rien n’interdit d’allier le meilleur de la médecine et de la nature pour la rendre plus supportable. Médicaments, remèdes naturels efficaces, recettes simples : à chacun sa stratégie, en dialogue avec son médecin… et son assiette.













