Vous comptez les jours sans aller sur le trône comme on coche les cases d’un calendrier de l’Avent ? Rassurez-vous, vous n’êtes pas seul ! Mais doit-on vraiment s’imposer l’exercice quotidien pour être en pleine forme ? On a posé la question à ceux qui auscultent nos entrailles — avec bienveillance et expertise : les gastro-entérologues.

Le mythe de la selle quotidienne : ce que disent les médecins

  • Beaucoup considèrent l’acte d’aller à la selle comme un rendez-vous aussi incontournable que le café du matin.
  • Mais est-ce vraiment une question de santé, ou seulement d’habitude ?

Selon le Dr Babak Firoozi, gastro-entérologue certifié aux États-Unis et interrogé par VeryWell Health, la fréquence idéale dépend… de chacun ! Une étude publiée dans le Journal scandinave de gastroentérologie montre que les personnes en bonne santé vont à la selle entre trois fois par jour et trois fois par semaine. Oui, la fourchette est large, et non, vous n’avez pas raté le train en ne vous y rendant pas tous les matins.

« Tant que c’est leur comportement normal, ça va », précise le médecin. Traduction : écoutez votre corps, pas les préjugés de la salle de pause.

D’ailleurs, d’autres gastro-entérologues américains affirment que la moyenne se situe autour d’une fois par jour, mais sans faire de ce chiffre une référence absolue. L’essentiel, c’est la régularité, pas la conformité à un planning universel imprimé sur le frigo.

Pourquoi autant de différences ? Petit détour par l’intestin

  • Chacun a son rythme : les « rapides », les « sereins », et ceux pour qui c’est un événement rare mais marquant.

Andrew DuPont, gastro-entérologue également, explique cette diversité d’habitudes par la motilité intestinale — c’est-à-dire le mouvement qui prépare à la digestion. Certains vivent avec une motilité plus lente ou des contractions moins énergiques, ce qui conduit à moins de passages.

Là où cela se complique un brin (oui, parfois, le transit aime la complexité), c’est quand l’état de santé vient jouer les trouble-fête. Ainsi, certains troubles comme la constipation fonctionnelle, le syndrome du côlon irritable ou encore les maladies inflammatoires de l’intestin peuvent impacter la fréquence. Mais si vous n’entrez pas dans ces cas, les spécialistes insistent sur un point : tant que vous êtes cohérent dans votre rythme et que vous ne ressentez aucune gêne, pas de panique si vous loupez un jour sans selle ! Pas besoin de sonner l’alerte gastro.

La constipation occasionnelle : pas une fatalité, mais attention aux causes

Il arrive à tout le monde de connaître un épisode où le transit fait grève. L’Assurance Maladie liste d’ailleurs les principales causes chez l’adulte, histoire de ne pas chercher midi à quatorze heures :

  • Modification des habitudes alimentaires ou hydratation insuffisante ;
  • Manque d’activité physique ;
  • Certaines conditions médicales (présentées par les spécialistes) ;
  • Autres facteurs du quotidien.

Rien d’insurmontable donc, tant que cela reste occasionnel et qu’aucune douleur persistante ne vient se greffer à l’histoire.

Bouger (un peu), boire (beaucoup), manger (bien) : vos armes pour un transit serein

Pour donner un coup de pouce à vos intestins (ceux qui vous le rendent parfois bien), l’Assurance Maladie rappelle quelques fondamentaux. Non, il ne faut pas changer radicalement toute votre vie, pas besoin de stage intensif de marathon :

  • Privilégier une alimentation équilibrée et riche en fibres.
  • S’hydrater correctement, en visant au moins 1,5 litre d’eau par jour (sans contre-indication). Les eaux riches en magnésium sont même conseillées pour leur effet laxatif naturel (vos intestins pourraient leur vouer une statue).
  • Pratiquer une activité physique régulière, même modérée : la marche, le jardinage ou… le ménage, stimulent l’appétit et réveillent les colons un peu paresseux.

Nul besoin donc de courir acheter des laxatifs à la première inquiétude : un mode de vie sain règle la plupart des soucis, comme le rappelle le spécialiste.

En conclusion, inutile de scruter votre calendrier avec angoisse ou de culpabiliser en cas de « pause » : tout le monde a son rythme, et l’important reste votre bien-être et l’absence de gêne. Votre corps vous parle — sachez l’écouter… même (et surtout !) quand il prend son temps.

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