À Zermatt, l’hiver prend une autre dimension. Haut perchée et fièrement campée face au Cervin, cette station mythique n’a pas seulement gagné son statut de joyau alpin en collectionnant les records : elle fait tout, simplement, mieux que les autres, des sommets aux pistes, en passant par les expériences à vivre. Pourquoi le plus haut domaine skiable d’Europe fascine autant ? Mettez votre bonnet, on vous emmène !

Un domaine à couper le souffle – et la parole

Zermatt, c’est le club très select du top 10 mondial des stations. Son territoire skiable laisse pantois : 350 kilomètres de pistes cousues main pour slalomer au gré des plus hauts sommets des Alpes. Une expérience à la hauteur de vos ambitions et de vos poulains en quête de poudreuse.

  • Un panorama unique avec 34 sommets de plus de 4000 mètres visibles à l’horizon, sur les 58 que compte la Suisse.
  • Des descentes mythiques, dont un époustouflant dénivelé de 1500 mètres depuis Furi ou 2260 mètres de dénivelé sur 25 kilomètres via Schwarzsee.
  • Un passage mythique vers l’Italie : la station de Breuil-Cervinia n’est qu’une piste (et une passe de Saint-Théodule) plus loin.

Voyage dans l’histoire et au sommet

Ne cherchez pas de klaxon ni de vrombissements : Zermatt bannit les voitures depuis belle lurette. La meilleure entrée en matière, c’est donc le train ! Dès la vallée du Mattertal, la ligne à crémaillère inaugurée en 1891 serpente dans un décor grandiose, préparant les esprits à la verticalité qui s’annonce.

Côté histoire, le village se signale dès le XIIIe siècle : point de passage pour les voies commerciales, puis camp de base idéal pour aventuriers, dès 1839 avec la première auberge. Alexander Seiler y flaire le potentiel, Edward Whymper y conquiert le Cervin (4478 m) en 1865, accompagné des guides Taugwalder père et fils. Petit rappel pour les puristes : Roger Frison-Roche n’a pas écrit « Les Conquérants de l’inutile », il aurait fallu citer Lionel Terray !

Rendez-vous ensuite au Gornergrat : le petit train à crémaillère – winter-special depuis les années 1920 – vous monte à 3100 mètres, jusqu’au fameux Kulmhotel, le plus haut des Alpes suisses. À mi-parcours, la halte Riffelhaus (2500 m) est idéale pour une soupe ou une fondue au soleil face au Cervin.

Adrénaline, authenticité et pistes grand luxe

Sunnegga, Rothorn, Matterhorn Glacier Paradise… les noms claquent et les pistes aussi ! Les puristes choisissent leurs zones de chasse neige, les curieux sautent d’une remontée à l’autre, du funiculaire au télécabine dernier cri designé par Pininfarina.

Envie de se dégourdir plus que les jambes ? Les Zermatters, guides locaux redoutables d’efficacité, organisent ascension du Breithorn (4164 m), accessible accompagné et en sécurité. Au sommet, le souffle court (merci l’altitude), panorama grandiose et nouvelles envies de exploits : la Patrouille des Glaciers ou la mythique Haute Route vers Chamonix?

  • Ravitaillements et haltes insolites au Schneebar sur la piste Blatten ou à l’Iglu Dorf (2727 m) sous le Gornergrat.
  • Détente après ski au spa XXL du Schweizerhof ou face au soleil au Champagner Bar Teehäuschen.
  • Plaisirs gustatifs garantis : fondue à la Cheese Factory, ceviche nikkei à La Muña, vitello tonnato chez Madre Nostra…

Où poser ses valises et comment venir ?

Rien n’a été laissé au hasard à Zermatt. Dans le quartier de Hinterdorf, les raccards sur pilotis témoignent de l’ingéniosité montagnarde. Le choix d’hôtels s’étale du rustique chic à l’ultra design, parfois à 3100 mètres d’altitude (le Kulmhotel !).

  • Schweizerhof: luxe contemporain, spa géant, à partir de 405 € la nuit.
  • Cervo Mountain Resort: chalets modernes, offre responsable, à partir de 575 €.
  • Hotel National: familial, face au funiculaire Sunnegga, à partir de 330 €.
  • Kulmhotel Gornergrat: l’expérience à 3100 m, à partir de 410 € en demi-pension.

Côté pratique, le plus sympa reste le train : TGV Lyria depuis Paris (env. 6h55 à 7h30 puis train régional, dès 49 € l’aller simple, puis 38 à 47 €). En voiture, stop à Täsch pour garer la voiture puis transfert en train (comptez 10 minutes et 15-20 € de taxi électrique pour les hôtels éloignés).

Conclusion ? Zermatt ne se contente pas de voir grand : ici, la montagne tutoie le rêve, et les skieurs, qu’ils soient conquérants ou rêveurs, trouvent toujours piste à leur spatule. Une destination où chaque sommet, chaque virage, réveille l’âme d’aventure. Bouclez vos chaussures, et que la magie opère !

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