Le hockey, ce sport intense où la passion peut parfois se transformer en débordement incontrôlé… Ces dernières semaines, la LNH a fait la une pour des raisons qui n’ont rien à voir avec des tirs spectaculaires ou des arrêts miraculeux. Face à une montée soudaine de violence dans certaines rencontres, la Ligue a sorti le carton rouge, ou plutôt le carnet à amendes et à suspensions, pour rappeler à tous que la discipline reste une valeur de premier ordre. Mais concrètement, qu’est-ce que risquent vraiment les joueurs suspendus ? État des lieux après la tempête.

Violence sur la glace : retour à l’époque des 21 équipes ?

Il y a eu de l’action, et pas qu’un peu ! Les duels entre Panthers et Lightning, puis – dans une version plus “soft” mais quand même épicée – ceux entre le Canadien et les Sénateurs, ont rappelé à certains le bon vieux temps… à condition d’avoir apprécié les bagarres à répétition de l’ère des 21 équipes. On a vu des accès de violence qui, soyons honnêtes, n’ont pas grand-chose à voir avec le hockey que le commissaire Gary Bettman veut défendre. D’ailleurs, ce dernier n’y est pas allé par quatre chemins : « Ce n’était pas à l’image de ce que doit être le hockey. Nous étions mal à l’aise avec ce qui s’est passé et nous avons agi en conséquence ».

Des sanctions à la hauteur… ou presque

Des sanctions, il y en a eu. Bataille en Floride oblige, le Lightning s’est pris une amende de 100 000 dollars, et Jon Cooper, l’entraîneur-chef, a lui aussi dû alléger son portefeuille de 25 000 dollars après le match du 4 octobre contre les Panthers. Petit rappel : ce soir-là, les arbitres n’ont pas chômé, distribuant la bagatelle de 322 minutes de pénalité. Oui, vous avez bien lu.

Côté joueurs, Scott Sabourin et J.J. Moser du Lightning n’ont pas échappé à la patrouille, héritant respectivement de suspensions de quatre et deux matchs. Et l’histoire ne s’arrête pas là puisque quatre autres joueurs ont eux aussi écopé d’amendes. Bref, l’atmosphère était plus électrique qu’un concert de métal, version casque et patins.

Du côté de la rencontre entre le Canadien et les Sénateurs, disputée à Québec le 30 septembre, le ton était là également : 150 minutes de pénalité distribuées ! Cette fois, ce sont Nick Cousins et Hayden Hodgson des Sénateurs qui ont reçu des amendes – cette fois plutôt modestes. Fait intéressant : lors du match revanche, quatre jours plus tard au Centre Bell, aucun débordement n’a été noté. Comme quoi, la menace de sanctions peut avoir de l’effet !

Bettman : le patron qui assume (et plaisante)

Interrogé une heure avant le match des Maple Leafs contre le Canadien, Gary Bettman n’a pas manqué de souligner le sérieux de l’affaire : « On a clairement dit que c’était une conduite inappropriée et nous avons imposé des suspensions et des amendes. »

Le commissaire était d’ailleurs de fort bonne humeur, allant même jusqu’à plaisanter avec les journalistes au sujet de sa propre longévité à la tête de la LNH : « Suggérez-vous que je devrais partir ? À main levée, qui aimerait que je parte ? » lance-t-il en riant à une poignée de journalistes. Mais, à 73 ans et après plus de 30 ans à la barre, Bettman ne songe pas à prendre sa retraite… du moins, pas tout de suite. « J’espère que vous me sentez très énergisé par ce que je fais. Le sport se porte bien, donc je ne pense pas à quand j’arrêterai. Mais je sais que l’âge finit toujours par nous rattraper et je devrai y penser un jour. »

Au-delà des sanctions : réputation et image du hockey

Si la LNH a frappé fort, c’est aussi parce qu’elle refuse que ces débordements deviennent la norme, ou encore une nouvelle mode à suivre. Le message est clair : la violence, c’est dehors ! Pour les joueurs suspendus, c’est d’abord quelques matchs à la maison (sans popcorn), mais aussi le rappel que le hockey de haut niveau est un sport où la discipline et l’exemplarité ont toute leur place.

  • Amendes salées pour les clubs incriminés
  • Suspensions allant jusqu’à quatre matchs pour certains joueurs
  • Rappel de la responsabilité partagée entre joueurs, équipes et encadrement
  • L’impact sur l’image de la ligue et du sport

En conclusion, la LNH n’a pas tremblé pour sanctionner violemment… la violence ! Un exemple qui rappellera à tous que la passion doit rester sur la glace, sans jamais franchir la ligne rouge. Et la prochaine fois que l’envie d’une bagarre collective pointe le bout de son nez, voilà qui pourrait donner à réfléchir… avant de se retrouver à regarder le prochain match du fond du canapé !

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