Antoine Colin, 16 ans, invente une mini station de ski qui affole la toile

À La Bresse, dans les Vosges, on entendrait presque le cliquetis des boulons et le doux ronronnement des poulies, même à l’autre bout du pré familial. Car dans ce jardin, un prodige de 16 ans, Antoine Colin, a monté une station de ski… miniature ! Et pas n’importe quelle maquette bricolée à la va-vite : le résultat décoiffe (même sans casque…) et fait sensation sur les réseaux sociaux.

Un rêve mécanique au 1/32e qui devient viral

Depuis trois ans, Antoine ne pense qu’à ça. Entre deux cours ou pendant les vacances, il trépigne d’impatience à l’idée de construire, innover, assurer la maintenance de sa station. « Les roulements, les boulons, les vérifications, c’est sa passion », confient ses proches. Pas vraiment aspirant champion de slalom : ce qui fait vibrer Antoine, c’est tout ce qui se passe… avant la descente.

Ce sont les téléphériques qui lui mettent des étoiles dans les yeux — ou, pour être plus précis, des cabines miniatures dans les mains. « J’ai toujours été passionné par eux, leur mécanique, leur fonctionnement », explique-t-il. Le rêve ultime ? Travailler, un jour, sur le mythique téléphérique de l’aiguille du Midi, à Chamonix. Rien que ça. Il a d’ailleurs déjà effectué un stage là-bas, et espère pouvoir y décrocher, diplôme en poche, une alternance pour son BTS électrotechnique après son bac-pro maintenance industrielle déjà en cours.

Dans le jardin, une station de ski (presque) grandeur nature

  • Échelle : 1/32e (32 fois plus petit que la réalité — mais tout de même 600 m², ce n’est pas rien pour un ado !)
  • Installations : 2 téléphériques, 1 télésiège, 1 funiculaire, 1 funitel, 1 téléski, 1 tapis roulant
  • Longueur de chaque remontée mécanique : entre 10 et 15 mètres

Chez les Colin, un grand terrain et un pré font office d’alpage miniature. Antoine a tout fait lui-même, pièce par pièce, jusqu’à usiner chaque élément. Sa petite station, baptisée Les 3 Glaciers, n’a rien à envier à certaines stations des alentours. Certains pourraient même la jalouser, avouons-le !

Côté maintenance, Antoine prend exemple sur les grands. Il s’inspire des procédures de l’aiguille du Midi, consulte sa check-list chaque matin, et s’occupe sans relâche de :

  • Graisser les lignes
  • Huiler poulies et câbles
  • Changer les roulements
  • Remplacer les bandages en caoutchouc

Autant dire que la rigueur n’est pas une option. Inlassable, il fait tourner ses remontées, contrôle tout, et veille à la sécurité — à l’échelle miniature, certes, mais la passion ne connaît pas la taille !

Succès sur les réseaux et soutien des pros

La magie opère : près de 4 000 abonnés le suivent sur Facebook et 800 sur Instagram, n’hésitant pas à lui lancer des petites blagues de connaisseurs : « Toutes les pistes du domaine sont ouvertes aujourd’hui ? », « La neige est bonne ? », « Pas trop de monde pour ces vacances ? ». Sa page croule sous les encouragements et compliments, quelle que soit la météo sur ses photos — lever du soleil, tempête ou neige hors saison grâce aux canons à neige !

Sa notoriété virtuelle fait boule de neige… jusqu’aux vrais professionnels :

  • La compagnie du Mont-Blanc ou la station de Val Thorens ont apporté conseils techniques et matériel
  • Val Thorens a même offert une dameuse télécommandée
  • L’entreprise IDM (spécialiste remontées mécaniques) a fourni un « vrai » câble

De quoi pérenniser et affiner ce chef-d’œuvre artisanal !

Pour l’instant, Les 3 Glaciers reste une perle confidentielle : « Le terrain est trop petit et je n’ai pas forcément envie d’inviter du public chez moi », confie Antoine. Les visites, c’est donc en virtuel, via des images publiées chaque jour sur ses réseaux.

Mais, soyons honnêtes, cette aventure nous offre déjà un autre regard sur les téléphériques. Inutile de grimper jusqu’à l’aiguille du Midi pour admirer l’ingéniosité – il suffit de suivre Antoine en ligne !

Vous aimerez aussi dans « Dernière minute »

Laisser un commentaire