Envie de fouler la poudreuse à l’étranger, sans affronter les embouteillages ou la corvée du parking à l’arrivée ? Imaginez : à peine descendu du train, vous êtes déjà (presque) skis aux pieds. Direction ces stations de Suisse, d’Autriche, d’Italie ou d’Andorre, où le rail vous mène tout droit aux sports d’hiver, depuis Paris ou quelques villes françaises. Alternative écologique, souvent pratique, et avec vue sur paysages de rêve : voici le tour des destinations européennes où l’on arrive sur les rails… et sur la neige !

La Suisse, le royaume de la gare aux pieds des pistes

  • Zermatt, perle piétonne sans voiture, est un havre de paix où seuls taxis et navettes électriques bourdonnent. Depuis Paris gare de Lyon, le trajet dure environ sept heures ; TGV Lyria jusqu’à Lausanne (3h40), InterRegio jusqu’à Visp (1h30), puis train régional jusqu’à Zermatt (1h). Depuis Täsch, à 6 km, une navette ferroviaire toutes les vingt minutes vous dépose au paradis des skieurs. Zermatt, au cœur d’un domaine partagé avec l’Italie, offre 360 km de pistes. Ne manquez pas le Glacier Express, le mythique train panoramique suisse, ou la crémaillère du Gornergrat pour admirer le Cervin et ses 4478 mètres.
  • Gstaad, symbole du chic alpin, brille par sa propre gare et ses 200 km de ski alpin (et 180 km de ski de fond). Le plus simple : TGV Lyria de Paris à Lausanne (3h40), IR jusqu’à Montreux (20 min), puis le train GoldenPass (1h30). Avec les changements, comptez sept heures depuis Paris, cinq depuis Dijon. Et bientôt, des rames à écartement variable circulent dès décembre 2022 sur la ligne Montreux-Lucerne via Gstaad, pour un passage express d’une voie à l’autre.
  • Verbier s’atteint en rejoignant Le Châble, accessible en 5h30 environ avec deux correspondances (Lausanne, Martigny) depuis Paris. À l’arrivée : une télécabine relie le village au centre de Verbier en 10 minutes, pour accéder aux 410 km du domaine des 4 Vallées.
  • Champéry régale les fans de neige avec, côté suisse des Portes du Soleil (600 km de pistes), un accès direct via deux correspondances (Genève ou Lausanne + Aigle) : six heures depuis Paris. Depuis la gare AOMC, le téléphérique de la Croix-de-Culet grimpe à 1936 mètres.

L’Autriche en mode panoramique

  • St. Anton Am Arlberg, berceau du ski alpin dans le Tyrol (305 km de pistes, 88 remontées), relie Paris en moins de sept heures avec un seul changement. Il suffit de prendre le TGV Lyria jusqu’à Zurich (4h), puis le Railjet Xpress jusqu’à St. Anton (2h20). De quoi changer de panorama le temps d’un livre et d’une sieste !
  • Bischofshofen, porte d’entrée des stations de Salzbourg (Radstadt-Altenmarkt, Hochkönig, Filzmoos…) : train de nuit Paris-Vienne lancé en décembre 2021 (12h30 jusqu’à Salzbourg, 6h45 depuis Strasbourg), puis 20 min de train régional. En journée, option TGV/ICE jusqu’à Stuttgart (3h40), puis EuroCity (5h). À Bischofshofen, des transferts par bus ou via les hôtels sont la norme.

Italie : escapades rapides et neige à profusion

  • Bardonecchia décroche la palme de la rapidité depuis Paris, sans correspondance ! Dès décembre 2022, les Frecciarossa de Trenitalia font une halte à Bardonecchia : comptez 4h30 depuis Paris, 3h depuis Lyon Part-Dieu, 1h45 depuis Chambéry. Sur place : 100 km de pistes, trois secteurs. Le domaine de Jafferau, à deux pas de la gare, se rejoint en 5 minutes grâce à une navette gratuite.
  • Sauze d’Oulx, dans la Via Lattea (400 km de pistes), se savoure en TGV SNCF Paris-Milan (4h36). Depuis la gare d’Oulx-Cesana-Claviere-Sestrières (dix minutes après Bardonecchia), un bus mène à Sauze d’Oulx en quinze minutes.

Andorre : les Pyrénées à portée de rail

À la frontière franco-espagnole, Andorre regroupe trois domaines skiables (Grandvalira, Vallnord, La Rabassa) pour un total de 300 km de pistes. Le train de nuit Paris-Latour-de-Carol s’arrête à Andorre-L’Hospitalet, à quelques kilomètres de la principauté. En hiver, une navette vous transporte directement à Grandvalira (environ 11h de trajet depuis Paris). Depuis Toulouse, vous pouvez aussi rejoindre la région en TER (2h30) ou Andbus (4h), l’avantage étant l’arrivée directe sur place.

Choisir le train, c’est minimiser son impact climatique, voyager confort, admirer des paysages somptueux… et éviter la question existentielle du “Où ai-je garé la voiture déjà ?”. À vos skis, prêts, partez… directement du quai !

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