Prêt à mettre vos chaussures de marche à l’épreuve et à faire grimper votre compteur d’adrénaline ? Exit les balades tranquilles du dimanche, bienvenue dans l’arène des treks les plus extrêmes au monde, où chaque pas est une aventure et où votre mental est mis à rude épreuve ! De l’Amérique du Nord jusqu’aux confins du Tadjikistan, en passant par les cimes des Alpes ou de l’Afrique du Sud, ces itinéraires, choisis avec soin, vous promettent des paysages inoubliables et des souvenirs… parfois un peu douloureux dans les mollets.

Des sentiers mythiques qui forgent le mental

  • Le Pacific Crest Trail (PCT) est la superstar des longues randonnées nord-américaines. S’étirant sur 4240 kilomètres entre la Californie et le Canada, il traverse trois états et tous les climats possibles. Les plus endurants partent sous le soleil du désert californien et arrivent, lessivés, dans la brume froide canadienne. Peu en font la totalité, mais tous reviennent changés – et pas seulement à cause des ampoules aux pieds ! Outre les panoramas grandioses, les marcheurs croisent souvent la générosité des “trail angels”, volontaires qui ravitaillent, soignent ou hébergent ces fous furieux des grands espaces.
  • Plus loin, la traversée du Drakensberg régale les aventuriers voulant collectionner les tampons de plusieurs pays : Afrique du Sud, Lesotho et Eswatini. On y passe entre plateaux d’altitude, pics vertigineux comme le Thabana Ntlenyana (3482 m), et cascades impressionnantes telles que les chutes de la Tugela (948 m, rien que ça !). Les étapes font entre 8 et 12 heures de marche par jour – mieux vaut avoir de la réserve… et du courage !
  • En Europe, la Via delle Bocchette, nichée dans les Dolomites en Italie, est un grand classique pour les amateurs de via ferrata et d’altitude. Chaque tronçon réserve ses panoramas à couper le souffle, mais aussi, pour les moins à l’aise avec le vide, quelques bonnes suées ! L’été et septembre sont les saisons idéales, en veillant aux orages et à l’organisation stricte des étapes.
  • Envie d’un souffle d’Asie centrale ? Les montagnes Fann, à l’ouest du Tadjikistan, évoquent les légendes de la route de la soie. Les trekkeurs confirmés s’y confrontent à des cols à plus de 4000 m, à l’assaut du Chimtarga (5480 m) ou à la découverte de lacs glaciaires méconnus. Attention : balisage partiel, altitude, et fatigue sont monnaie courante. Ici, une agence sérieuse est souvent la meilleure alliée.

Terrains sauvages et variété des efforts

  • Côté France, la Haute Traversée de Belledonne (alias GR738) tutoie le mythe des GR reconnus. 130 kilomètres, rien que 10 000 mètres de dénivelé, des crêtes escarpées et nuits parfois sous les étoiles (mini-duvet recommandé !). C’est l’un des défis sportifs de taille pour les purs et durs.
  • Pour les explorateurs de l’extrême, cap sur la Sibérie : randonner près du lac Baïkal ou à travers la taïga est un privilège réservé à ceux qui n’ont pas peur du froid mordant. Les itinéraires n’y sont pas encore complets, mais les promesses de nature sauvage et d’isolement sont au rendez-vous.
  • Le Haut-Dolpo, au Népal, fait entrer dans une autre dimension : celle du voyage introspectif. Culture préservée, paysages d’un autre monde, cols à 5500 m… Émerveillement garanti. Les étapes font 6 à 8 heures de marche, et un porteur d’agence n’est pas du luxe !

Astuces d’expert pour survivre (et profiter) de ces treks de légende

Avant de se lancer sur ces sentiers, quelques conseils précieux de Gérard Guerrier, spécialiste des treks :

  • Distance et dénivelé ne se cumulent pas, ils se multiplient ! Chaque 100 m de montée équivaut à 1 km sur plat. Plus il y en a, plus la fatigue s’accumule…
  • Le terrain compte : cailloux, boue, rochers ou sentiers marécageux rendent le parcours plus corsé. Vérifiez toujours le balisage : se perdre parce qu’on n’a pas révisé la boussole, c’est rageant !
  • Portez une attention toute particulière au poids de votre sac – 5 kg, ce n’est pas 20… Réfléchissez si vous bivouaquez ou dormez en refuge et adaptez votre matériel.

L’appel du trek extrême : rêve ou réalité ?

Partir sur ces treks, c’est d’abord accepter de sortir de sa zone de confort et de s’y préparer sérieusement, tant physiquement que mentalement. Ce n’est pas qu’une question de cuisses en béton, mais d’endurance, d’adaptation et d’organisation. Vérifiez votre équipement, préparez-vous pour la météo, étudiez votre parcours, et n’oubliez jamais qu’un bon trek, c’est un trek dont on revient avec le sourire… et l’envie de repartir.

Vous aimerez aussi dans « Dernière minute »

Laisser un commentaire