Des terres polaires du Grand Nord suédois aux volcans émeraude d’Indonésie, en passant par les canyons vertigineux du Mexique et les vastes paysages australiens, notre planète regorge de randonnées spectaculaires où l’Aventure – avec un grand A – tutoie la nature dans toute sa diversité. Accrochez vos lacets, on vous emmène faire le tour des plus beaux circuits du globe !

L’appel de la nature sauvage : des confins de l’Europe aux terres d’Alaska

Oubliez les foules et préparez votre boussole : pour s’immerger dans l’immensité préservée, rien ne vaut le parc national de Sarek, dans le Grand Nord suédois. Ce sanctuaire de 1 971 km², presque intact grâce au respect du peuple Sami (éleveurs de rennes et maestros de la discrétion), aligne vallées tentaculaires, forêts, lacs, rivières fougueuses et près d’une centaine de glaciers. À travers ce théâtre d’une mégafaune rare, la solitude est reine, les aurores boréales frétillent, et les élans broutent peinards sous l’indifférence d’un glouton ou deux (et on ne parle pas du randonneur affamé).

Direction ensuite le nord de l’Italie, où l’Alta Via n°1 serpente sur 125 km du lac turquoise de Braies à Belluno, en franchissant gorges vertigineuses, crêtes dentelées et un relief que même les mollets les plus aguerris trouveront corsé. Attendez-vous à dénivelés juteux (jusqu’à 900 m) et à une météo qui a autant de surprises que l’Italie a de qualités…

Côté Amérique du Nord, la chaîne de Brooks, au fin fond de l’Alaska, repousse les limites de l’aventure : pas de balisage, pas de boutiques de souvenirs, juste des cimes de 2 700 m, des rivières glacées, des forêts de saules, la faune arctique (caribous, grizzlis, loups…) et, l’été, un soleil qui ne se couche jamais. Un grand bain de nature brute, vibrant, où le sentiment d’isolement atteint un niveau quasi mythique.

Des panoramas inattendus et des rencontres marquantes sur deux continents

  • En Crète, les gorges de Samaria invitent à une descente de 16 km entre forêts de pins, ponts de bois, piscines naturelles et chapelles byzantines. L’arrivée à Agia Roumeli, village accroché à la mer de Libye, vaut bien un café et un plongeon (vous l’avez mérité) !
  • En Irlande, le Dingle Way traverse histoire et paysages féériques : forts de l’âge du bronze, beehive huts et pierres oghamiques jalonnent ce sentier qui flâne entre plages, landes et terres à moutons. Les pubs vous attendent le soir pour refaire le monde mai aussi, surtout, pour écouter le silence cher à Linda Woods, guide locale.
  • Le Mexique vous appelle dans les Barrancas del Cobre, réseau de canyons plus profonds que le Grand Canyon. Là, le train El Chepe vous hisse à travers falaises, chutes d’eau et vergers tarahumaras pour une aventure de 56 km, idéale pour les mollets coriaces et amateurs de bivouacs à la belle étoile au bord de la rivière Urique.

N’oublions pas les montagnes Blanches du New Hampshire, aux 1 600 km de sentiers pour sportifs affamés d’ascensions (la Presidential Traverse, 32 km et 2 600 m de dénivelé !), ouvertes aux tempêtes comme aux azalées naines en fleur et aux nuits constellées.

Quand la randonnée frôle l’épopée et la magie

La Géorgie du Sud, île solitaire au sud de l’Atlantique, fut la planche de salut d’Ernest Shackleton lors de la mythique expédition de l’Endurance. Marcher sur ses traces entre manchots placides et brume épaisse, affronter les vents pour rejoindre la vieille station baleinière de Stromness, relève de l’épopée. Ailleurs, les circuits africains comme le Simien en Éthiopie (où vivent bouquetins d’Abyssinie et geladas acrobates) ou le Drakensberg en Afrique du Sud, célèbrent chevauchées grandioses et spectaculaires chutes d’eau, impressionnant même les randonneurs les plus blasés.

En Asie, Lombok, sacrée par son volcan Rinjani (3 730 m), propose jungle, lac émeraude et ascension nocturne pour un lever du soleil à couper le souffle, tandis que le parc du Jirisan en Corée du Sud, paré d’arbres et de temples, offre un itinéraire qui rendrait sages les plus indisciplinés.

Quant à l’Australie, le Larapinta Trail explore les terres ancestrales des Arrernte entre roches rouges, gorges et razorback ridges à aborder en silence, car ici, l’immensité invite au recueillement, à l’écoute du vent et des dingos.

Conseil final : partir, mais bien préparé

Quel que soit le circuit choisi, la nature n’est pas toujours clémente. Cette sélection – à l’image de la nature elle-même – varie de la promenade gourmande dans les vignobles vaudois à la traversée arctique où moustiques et rivières glacées testent votre zénitude. Gardez l’œil ouvert, la boussole en main (ou le numéro du guide dans la poche) et, surtout, le cœur prêt à s’émerveiller… parfois digne d’un roman d’aventure, parfois tout simplement humain.

Vous aimerez aussi dans « Dernière minute »

Laisser un commentaire