À l’approche de l’automne, certains passionnés et climatologues s’intéressent déjà aux projections pour l’hiver 2025-2026. Et les premières tendances intriguent : plusieurs indices laissent penser que la saison froide à venir pourrait être l’une des plus rigoureuses de la dernière décennie.
Un amateur passionné devenu référence
Dans l’article original, on découvre le travail d’un passionné de météorologie qui, depuis plusieurs années, compile les données de températures et chasse les records sur son site personnel et ses réseaux sociaux. Ces passionnés — souvent appelés « chasseurs de records » — jouent un rôle précieux en vulgarisant et en centralisant des statistiques climatiques accessibles au grand public.
Ce type d’initiative a pris de l’ampleur ces dernières années, car les Français sont de plus en plus friands de météo de proximité, en particulier face aux épisodes extrêmes : canicules, sécheresses, mais aussi hivers rigoureux.
Pourquoi un hiver plus froid est évoqué
Certains modèles saisonniers européens et américains indiquent un risque de froid marqué sur l’Europe occidentale. L’un des facteurs clés évoqués est le comportement du phénomène El Niño / La Niña : après un fort El Niño en 2023-2024, le Pacifique équatorial bascule en conditions neutres voire La Niña, ce qui tend à favoriser des hivers plus froids en Europe.¹
À cela s’ajoute un autre indicateur scruté par les experts : la QBO (Quasi-Biennial Oscillation), un cycle des vents stratosphériques qui peut influencer la probabilité de décrochages du vortex polaire. Une configuration défavorable pourrait augmenter les chances d’épisodes froids durables sur le continent.²
Ce que disent les prévisions officielles
Pour l’instant, Météo-France reste prudente. Les prévisions saisonnières publiées en septembre insistent surtout sur une incertitude élevée pour l’hiver 2025-2026, même si une anomalie froide n’est pas exclue, notamment sur l’Europe du Nord et l’Est.³ Le service européen Copernicus, de son côté, table sur des températures légèrement supérieures aux normales en moyenne, mais avec une forte variabilité possible selon les épisodes.⁴
À prendre avec prudence
Parler de « l’hiver le plus froid depuis 4 ou 10 ans » reste spéculatif à ce stade : les modèles saisonniers donnent des tendances générales, mais ne peuvent prévoir avec précision la rigueur d’un hiver à l’échelle d’un pays comme la France. Toutefois, les signaux actuels suffisent à nourrir l’attention des météorologues amateurs comme des services officiels.
En résumé, l’hiver à venir pourrait bien surprendre par sa rigueur — ou confirmer la tendance à des saisons plus douces. Mais l’engouement autour de cette question montre à quel point la météo reste un sujet sensible, tant pour l’organisation de la vie quotidienne que pour la perception du changement climatique.
Notes de bas de page
- NOAA – ENSO: Recent Evolution, Current Status and Predictions, septembre 2025.
- WMO – The Quasi-Biennial Oscillation and its Role in Climate, 2024.
- Météo-France – Prévisions saisonnières automne-hiver 2025-2026, septembre 2025.
- Copernicus Climate Service – Seasonal Forecasts for Europe, Autumn/Winter 2025-2026, septembre 2025.












